TERMINATOR GENISYS : Catastrophe avortée…

On ne dirait pas comme ça mais Terminator Genisys sorti le 24 juin 2015 est le 5ème volet de la saga TERMINATOR, initiée en 1984 par James Cameron. Si après les deux premiers opus les fans ont été pris d’amnésie chronique, c’est parce que les deux derniers épisodes de la saga que sont Le Soulèvement Des Machines (T3) et Terminator Renaissance (T4) sortis respectivement en 2003 et 2009, n’ont vraiment pas été à la hauteur. D’ailleurs Arnold Schwarzenegger qui était alors gouverneur de Californie ne faisait pas partie du dernier casting. Autant vous dire que ce T5 était très attendu. Notre rédaction s’est rendue dans les salles obscures avec un invité sélectionné parmi les abonnés pour vous dire si ce Terminator vaut la peine de se déplacer.

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(Découvrez la note de ce film à la fin de l’article)

 

Schwarzy vieux mais pas obsolète  

Il y avait de la concurrence à la sortie du 5ème Terminator. Le Mastodonte de Marvel Ant-Man qui est annoncé comme le succès box-office cet été, fait figure de sérieux challenger! Jurassic World et Les Minions sont deux franchises suffisamment installées pour faire carton plein face à la machine Terminator Genisys. Mais T5 a un atout mythique que ces concurrents n’ont pas : Schwarzy! Disons le tout de suite si ce 5ème volet réussit son pari de passer la barre du milliard en terme de revenus, ce ne sera pas grâce à son casting faiblard, ni à son réalisateur (Alan Taylor) qui ne parviendra jamais à insuffler à cet épisode l’esprit et le rythme qu’on a pu voir avec les deux premiers chef d’oeuvres de la saga. Tout repose sur ce bon vieux Schwarzy! Malgré ses cheveux grisonnants le « Governator » reste la valeur sure de cet opus : charisme intact, répliques pleines d’humour…comme il le dit lui même quand on remet en question sa longévité en l’appelant papy :  « Je suis vieux mais pas obsolète!« . Parier sur une star comme Schwarzenegger pour ce rôle qui l’a rendu célèbre reste un choix gagnant, même à 67 ans. Dommage qu’Alan Taylor (The Sopranos, Thor : The Dark World…) plus habitué à diriger les supers héros n’ai pas mis en exergue cette dualité qui rend le T-800 beaucoup plus complexe qu’une simple machine programmée pour protéger une certaine Sarah Connor.

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Scenario Catastrophe mais… 

Les 20 premières minutes du film sont un pur régal. Le retour vers l’année 1984 qui a pour but de sauver Sarah Connor laisse d’abord dubitatif avec un sentiment de déjà vu, mais le scénario est savamment mené pour faire comprendre au public que les choses ne vont pas tout à fait se passer de la même manière…(Les lois anti spoil nous empêche d’en dire plus). Les thèmes chers à la franchise sont là : les dangers de l’intelligence artificielle, les voyages dans l’espace temps, la domination des supers structures technologiques. Si on pousse la réflexion un peu plus loin on pourrait voir au travers de ce film une critique en vers les deux géants du net que sont Google et Apple, tant le marketing utilisé dans le film par la société qui « distribue » Skynet (le nom donné à l’intelligence artificielle) nous rappelle les keynotes des 2 géants américains. Mais une fois de retour dans le futur les choses se compliquent. Le spectateur se perd dans les méandres spatio-temporelles. On a l’impression que même les personnages ont du mal à s’y retrouver. Une réplique du film le rappelle d’ailleurs au moment où l’inspecteur O’brien interprété par J.K Simmons (un des meilleurs second rôle) lance à la bande de voyageur du futur « ça a l’air compliqué ce que vous faites », la réponse qu’il reçoit résume bien tout le film « On sauve le monde! » Les longues explications pour justifier les variations spatio-temporelles et l’influence des actions dans les mondes parallèles ne sont pas du tout convaincantes. C’est même ennuyeux. Ce qu’on retient du film c’est qu’il s’agit d’ « entertainement » où les héros sont là pour sauver le monde. Point final.

 

Effets spéciaux monstrueux 

Même si tout le monde n’est pas James Cameron, les réalisateurs des Terminators successifs n’ont jamais failli quand il s’agissait d’effets spéciaux! Depuis le T2 où le monde découvrait la technique du morphing (transition fluide d’une forme à une autre) à travers le personnage de Robert Patrick, le niveau des effets spéciaux n’a jamais baissé. Sans trop spoiler on peut dire que les mythiques scènes de voyage dans le temps sont une réussite totale dans Genisys. Skynet est toujours d’actualité et a été revisité pour devenir plus impitoyable que jamais, ce qui donne des effets visuels jouissifs pour les amateurs du genre! On ne s’en lasse pas. Si on rajoute à cela une bande musicale sympathique dans laquelle on peut  entendre I Wanna Be Sedated des Ramones, Love Runs Out de One Republic et Bad Boys d’Inner Circle, eh bien les amis le divertissement est acceptable. Mais c’est aussi ça le problème de ce film, une fois sorti de la salle on ne retient pas grand chose que cette sensation de divertissement assez sympathique et rien d’autre.

 

NOTE DE LA RÉDACTION : 12/20

NOTE DE NOTRE ABONNÉ : 12/20

TOTAL : 12/20

 

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