Spin Galactic le concept-spot new-yorkais

A votre retour de New York, vous ne parlerez plus des Rooftop Parties ou du jazz savouré au Birdland…Vous déboutonnerez votre veste, enlèverez votre Richard Mille, déposerez votre serviette, prendrez une dose de  Stamina remuée à la cuillère, et repenserez au SPiN New York. Oui Spin comme dans Spin Galactic.

Spin Galactic, dites-vous ? Mais qu’est-ce que c’est ? Un nouveau jeu vidéo ? Un concept car ? Le nom de la dernière navette spatiale de la N.A.S.A ?  Rien de tout cela. Il s’agit tout simplement du nouveau concept-spot new-yorkais qui allie savamment rencontres et tennis de table.  Si on avait dit un jour que le Ping-Pong parviendrait à changer les habitudes du New-Yorkais, personne ne l’aurait cru. Andrew Gordon, Jonathan Bricklin, Franck Raharinosy et l’actrice Susan Sarandon l’ont fait. Une idée de génie qui facilite échanges de business card et de balles de ping-pong. On est loin de l’esprit MadMen. Ici on bouleverse les codes. On a une autre démonstration de l’art de vivre un business décomplexé à New-York !

Nous avons rencontré le co-fondateur, Franck Raharinosy qui est aussi connu pour ses collaborations  avec Morgan Spurlock (Super Size Me), Gary Clark Jr, 50 Cent, Charlie Siem, The Beastie Boys. (Propos recueillis par Meddy Magloire quelques jours après l’inauguration du premier « ping-pong social club » de Dubaï).

The Stamina : Vous êtes le PDG et l’un des fondateurs de Spin Galactic. Comment est né le concept d’un « ping-pong social club » ?


Franck Raharinosy : Le premier SPiN a ouvert un jour de juin 2009, à New York, sur Park Avenue et la 23e rue. Mais, avant cela, Jonathan Bricklin et moi louions un loft à Tribeca. Il nous servait à la fois de bureau, pour notre société de production de films, d’appartement et de club de Ping-Pong. Tous les vendredis, avec peu de moyens, nous organisions des soirées Ping-Pong, sous le nom de Naked Ping-Pong. Personne n’était nu (rire). C’était bien plus l’expression d’un état d’esprit edge et relax. Nous recevions des joueurs professionnels, des hipsters, des geeks, des personnalités, des mannequins, des banquiers, des artistes… En plus d’être new-yorkais, toutes ces personnes avaient en commun l’amour de la petite balle de 40 mm. Les soirées Naked Ping-Pong étaient la preuve que le concept pouvait fonctionner. Andrew Gordon, et l’actrice oscarisée Susan Sarandon se sont joints à nous. Nous avions vu juste.

T.S : Un club, où l’on peut faire une partie de Ping-Pong, échanger des cartes de visite, se détendre…  peut-on rêver plus original ?

 

F.R : L’idée de départ était simplement de concevoir un espace où, l’on pourrait se détendre entre amis, faire des rencontres, prendre un verre, échanger quelques balles ou assister à un match professionnel sur le court central. SPiN New York fait maintenant partie des habitudes de sortie du New-Yorkais. SPiN Galactic c’est l’expression de notre volonté de répandre l’amour pour le Ping-Pong à travers le monde, la galaxie… Nous prévoyons, d’ores et déjà, l’ouverture d’un club sur la Lune pour l’été 2022 (rire).

T.S : En vous écoutant, on se dit que le Rêve Américain existe vraiment…

F.R : Le Rêve Américain peut s’arrêter à n’importe quel moment, si on ne prend pas les bonnes décisions. Il s’agit donc toujours de réfléchir à deux fois avant d’agir. Les affaires, c’est un peu comme un jeux d’échec. Moi, je suis plutôt Backgammon… Le Rêve Américain n’exclut pas la difficulté : l’investissement de départ s’est fait alors que nous étions en pleine période de crise financière, en 2008. Nous avons heureusement pu compter sur le soutien d’un groupe d’amis. Il serait faux de croire que tout s’est  fait en un jour. Le Rêve américain c’est aussi une grande part de chance.

T.S : Ne vous a-t-on jamais comparé aux héros de la série How To Make It In America ?

F.R : Non jamais… (rire).

T.S : Quel est le profil de votre clientèle ?

F.R : Elle n’a pas vraiment changé par rapport à celle de nos soirées au Loft. La clientèle est assez variée : vous pourrez croiser, Justin Bieber, Kim Kardashian, Drake, Phoenix, Demi Moore Pedro Almodovar… Mais SPiN New York n’est pas un club sélect. Vous n’avez pas de portier à l’entrée, comme c’est le cas des autres clubs new-yorkais. Il est possible de venir en famille, en couple, entre collègues… Il n’y a pas non plus de dress code. Nous laissons toute la place à l’originalité et à l’expression. Surtout, les prix sont très raisonnables.

 

T.S : Faut-il savoir obligatoirement  jouer ?

F.R : Non pas du tout. On vient avant tout pour s’amuser. Pour ma part, j’ai un jeu assez offensif. Je joue plutôt pas mal.

 

T.S : Vous organisez de nombreux événements, au profit d’associations caritatives

F.R : Tous les week-ends, nous organisons des concerts et des soirées caritatives. Pour 10 dollars, le public peut assister à de très bons concerts dans notre salle privée. Gary Clark Jr a même joué dans notre club. Depuis 2009, nous avons organisé des centaines de soirées caritatives. Nous pouvons dire que le don fait partie de notre identité.

 

 T.S :  New York, Milwaukee, Toronto, la Lune en 2022, peut-être Paris un jour ?

F.R : J’aimerais beaucoup. J’adore venir à Paris… nous verrons. Mais, One SPIN AT A TIME. Nous avons inauguré cette semaine un nouveau club à Dubaï !

Pour plus d’informations sur Spin Galactic c’est ICI.

Si vous êtes dans la grosse pomme voici l’adresse : 48 EAST 23RD STREET

Une bonne dose de stamina assurée !

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