Les start-up françaises et les secrets de leur réussite

Longtemps considérée comme un pays peu entrepreneur et à la traîne dans la sphère numérique, la France connaît depuis peu un véritable réveil de ses start-up, de quoi faire pâlir quelques firmes de la Silicon Valley. Retour sur cette nouvelle effervescence Made in France.

 

Le boom de la « French Tech »

Fer de lance de la mini-révolution au sein du monde entrepreneurial français, le label « French Tech« , soutenu par l’État, nourrit et entretient un réseau de start-up dans l’Hexagone, principalement regroupé autour de la capitale. Le site nous donne un aperçu intéressant sur la pluralité et l’ampleur du paysage des start-up françaises. Le magazine Capital estime d’ailleurs à 12 000 le nombre de jeunes pousses implantées à Paris et dans la proche banlieue. Il s’agit d’un réseau d’importance puisqu’il dépasse les deux autres capitales européennes à la pointe dans le domaine entrepreneurial, Londres et Berlin.

French_tech

Plusieurs facteurs expliquent une telle fertilité. D’abord, les jeunes diplômés ne rêvent plus autant d’une carrière prestigieuse dans un grand groupe international. Ils se tournent d’avantage vers des projets personnels dont ils sont les seuls maîtres. Ensuite, la création d’entreprise a largement été facilitée avec l’avènement d’Internet et celui des plateformes de financement participatif. Aujourd’hui, pour avoir une place sur le Web, rien n’est plus facile : une simple recherche sur le Whois de l’hébergeur 1&1 et vous êtes fixé sur la disponibilité d’un domaine. Si celui-ci est disponible, alors libre à vous de créer l’identité virtuelle de votre futur site web professionnel ou site e-commerce. L’État veut apporter également son grain de sel dans la réussite des jeunes entreprises innovantes et souhaite favoriser l’avènement d’une France numérique. Ceci passe en particulier par la création de filières de formations spécialisées dans le numérique et la mise en place de rencontres et de réseaux entre start-up.

 

Des réussites exemplaires

La plus marquante des ascensions de start-up françaises est clairement celle de Blablacar. Lancée en 2006 sous le nom covoiturage.fr, l’entreprise de Frédéric Mazella s’est mue à la vitesse de l’éclair de petit business à l’échelle nationale en mastodonte international dans le domaine du service de covoiturage en ligne. L’année dernière, l’entreprise a levé quelques 90 millions d’euro auprès d’investisseurs internationaux pour soutenir son développement.

BlaBlaCar-logomeetic_app

Dans un tout autre genre, la réussite du groupe Meetic a de quoi en faire saliver certains. La start-up a gravi les échelons au moment où plus personne ne pariait un kopek sur le Net. Lorsque la bulle internet explose en 2002, le site de rencontre achète à foison les espaces publicitaires numériques devenus sans valeur, une véritable aubaine en somme. Le second coup de poker concerne l’adhésion payante pour les femmes : c’est une première dans le monde des sites de rencontre. Loin d’être rédhibitoire, elle devient gage de crédibilité pour les clients masculins. Aujourd’hui, l’entreprise a quitté le territoire français pour aller se dorer sous le soleil texan dans le giron du géant des rencontres en ligne Match.com.

 

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