L’Afrique, faut-il toujours y croire ?

Le dialogue que noue depuis des siècles l’Afrique, riche laboureur et ses enfants, les africains d’ici et d’ailleurs est-il en passe de produire le fameux trésor ?

Le continent noir, est la terre de tous les superlatifs. Tout dépend en réalité de la manière et surtout de l’art avec lequel on la contemple : sous le prisme – parfois déformant – de l’avenir et toujours grossissant de la cruauté des faits. L’espoir, notre précieux fonds de commerce.

Temple de criants paradoxes, le temps des illusions est révolu. A présent soutenons cette illustre dame coûte que vaille et spécialement contre elle-même. Interrogeons nous sur les besoins pratiques et pragmatiques de son avenir. Nous ne saurons trouver meilleur Hérault pour s’acquitter de cette indispensable tâche que la jeunesse.

Tel est le message de travail que doit porter cette jeunesse vigoureuse, déterminée, tenace et acharnée. Creuse- t-elle assez ? fouille- t-elle profondément ? Bêche t-elle suffisamment ? A ceux qui comme nous atteints de positivisme aigu, nous sommes tentés de répondre par l’affirmative avec force et fracas. Et pourtant, cela ne suffirait pas à épuiser la réflexion.

Une jeunesse ancrée dans le présent mais qui peine à se projeter dans le futur, les lendemains étant terriblement difficiles. Quelles perspectives d’avenir pour cette jeunesse au-delà de toute forme de spéculation. En l’absence d’un système qui prépare cette jeunesse à répondre aux exigences d’un monde en mutation, la débrouillardise gagne tous les terrains. Peut-on construire une nation avec une armée de débrouillards ?

Heureux que nous sommes de constater le dynamisme de cette jeunesse trop souvent oublié, qui manque cruellement d’accompagnement, d’Histoire, de ressources, de projets cohérents. Une Afrique qui rit, une Afrique qui chante, une Afrique qui s’invente et se réinvente, une Afrique qui s’endort parfois, une Afrique qui se complaint toujours. Mais surtout une Afrique qui s’admire et que l’on admire. A l’image de cette Afrique fière et ambitieuse, se dresse une jeunesse redoutable. Ecoutons ED Uliengue nous baigner d’espoir avec sa Nostalgie, admirons l’œuvre de Maxwell A.CADEVALL, réjouissons nous de nos geeks qui révolutionnent les traditions ancestrales, emmitouflons nous dans les magnifiques tenues de Tidjane Kenny… ce mois The Stamina prend les couleurs du continent noir, à la recherche de l’African Stamina!

A la tradition, imprimons la modernité. A la multitude des ressources, impulsons l’innovation. Au travail, imposons la qualité. Une qualité sans concession preuve d’un Art maitrisé et consommé.

A chaque histoire sa morale, la notre emprunte à la fable le constat du travail comme trésor, La seule issue possible. Mais prend bien soin de préciser que l’espoir ne suffit pas et n’a d’ailleurs jamais suffit, c’est un préalable qu’il nous faut concrétiser tous ensemble et chacun dans une moindre mesure.

 

 

J.E

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