FAKE is cool

Avant, les maisons de luxe régnaient en maître sur les podiums et les rues de nos villes. Mais cette époque semble dorénavant révolue. C’est au tour des grosses cylindrées du luxe de trembler devant l’émergence d’une nouvelle tendance qui ne vas pas du tout plaire à ces dernières. BUCCI, BENZO, HOMIES, FELINE, COMME DES FUCKDOWN, ASL, BALLIN, ces noms vous disent forcement quelque chose même si l’orthographe n’est pas celle qu’on a l’habitude de voir. C’est la tendance du FAKE. 

Née de la street-culture où le détournement est courant – j’entend dans le bon sens -, cette tendance qu’on appelle aussi Brandbashing prend les logos de grandes marques – généralement hors de prix – pour en faire des objets bon marché. Le but étant de rester cool, comme le dit si bien le rédacteur en chef du magazine Doolittle, Marc Beaugé : « ça devient plus cool de porter un fake car c’est beaucoup plus drôle et ça marque un décalage par rapport au consumérisme ambiant »

Alors plongeons ensemble dans l’univers décalé du Fake pour en décrypter les codes et repérer les gourous qui mènent souvent la danse dans ce type de phénomène. Le rappeur A$AP ROCKY avec sa marque Comme des Garçons ou plutôt Comme des Fuckdown  ainsi que le compositeur-styliste PHARREL WILLIAMS et son Billionaire Boys Club font partie des pionniers de la tendance Fake. Les deux compères mènent parfaitement la danse dans ce domaine au point que leur marques respectives sont devenues des valeurs sures de la streetwear.

En France le « scandale » du détournement a été orchestré par  deux jeunes créateurs parisiens qui ont lancé leur marque The Prisma. Les deux amis s’amusent à revisiter la calèche d’Hermès – En la délocalisant carrément à Barbès! – Ils collent des formules chimiques aux lettres de Raf Simons, et associent Balmain à un « City Gang ». Le tout à des prix affreusement insolent (entre 30 et 50€ tee-shirt ou pull).

Certes, la rédaction The Stamina ne cautionne aucunement les 6 milliards d’euros de perte que représente la contrebande du luxe en France, cependant une question reste en suspens : pourquoi s’entêter à dépenser des fortunes en achetant des marques de luxe alors que même les stars assument ouvertement le port du fake?

Toute fois n’enterrons pas si vite les marques historiques! Ces dernières savent très bien contre-attaquer et surfer sur les tendances, fussent-elles au préalable nuisibles pour leur industrie. C’est l’exemple de la marque RODARTE qui crée son propre fake RADARTE, mais cette fois-ci les prix ne sont plus du tout du dans la tendance cool…

Voici d’autres exemples de Fake cool

 

Vous pouvez trouver certains de ces articles au magasin : BLACKRAINBOW PARIS 68 RUE DES ARCHIVES 75003 PARIS ou sur leur site internet : Blackrainbow

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