EDITO 2

Le Fauxmo Le Cowboy et Le Beauf…

Vous ne le savez peut-être pas encore mais vous allez devoir choisir votre camp messieurs! Car c’est à vous que s’adresse cet édito. J’ai souvent été témoin d’un phénomène qui a tendance à s’accentuer aujourd’hui. Peut-être à cause des médias, des marques ou simplement de la curiosité intéressée d’une admiratrice à peine secrète? Ce phénomène c’est la sempiternelle envie qu’on généralement nos demoiselles, de connaître notre positionnement sur l’échelle de la « virilité ». « Virilité » qu’on allie très souvent au style vestimentaire! Je mets des guillemets car la virilité est relative. Je connais des femmes très « viriles » et des hommes qui le sont moins et vice-versa. Un coup d’oeil rapide sur votre personne suffira pour vous classer dans une catégorie, si toute fois vous arrivez à échapper à l’interrogatoire beaucoup plus poussé que vont se permettre les personnes qui vous connaissent d’avantage. Attention à vous si vous ne daignez pas choisir votre camp!

 

Fauxmo

Les nouveaux mots marquent souvent une nouvelle façon de penser notre société. Aujourd’hui on a besoin de quantifier, d’upgrader tout ce qui est dans notre champ d’action. Ainsi, comme l’iphone qui passe chaque année à une nouvelle version numérotée ou le web qui aux dernières nouvelles était passé du 0 au 3.0, les élégants sont devenus des métrosexuels puis des übersexuels. Entendez par là des individus soucieux de leur apparence pour le métrosexuel, selon le journaliste britannique Mark Simpson qui a inventé l’expression en 1994. L’übersexuel étant le mâcho qui entretiendrait sa virilité sans en faire trop selon la publicitaire américaine Maria Salzman. Mais bien sur tout ceci est dépassé. Le « mec » branché aujourd’hui qui représente le Hype absolu ce n’est plus le bobo ou le hipster mais le Fauxmo! Il s’agit ici de faux homo. Ce nouveau « concept » s’adresse d’abord aux jeunes hommes francophones que les anglophones soupçonnent d’emprunter des codes vestimentaires aux gays.

Ne pensez pas échapper à la catégorisation tous azimuts si vous ne vous reconnaissez pas dans les catégories précitées. Ca pourrait être pire! La véhémence avec laquelle vous allez défendre votre virilité pourra vous faire basculer dans le camp du « Beauf« . Et à en croire les critères discriminatoires qui permettent de vous estampiller dans ce groupe, ce serait le pire! En effet le style vestimentaire n’est pas la critique majeure qui semble être portée en l’encontre du beauf mais plutôt son soi-disant manque de culture et son inadaptation à une certaine sphère sociale. Selon le blog Paradigme de l’Elégance le « beauf est un concept utile pour avoir une approche intelligente, réfléchie, de la vacuité et de la vulgarité, car il ne se limite pas aux catégories sociales et prend en compte l’aspiration à la culture« !

Cowboy, Beauf ou Blédard?

« C’est un blédard! C’est normal » C’est après avoir entendu cette phrase dans la bouche d’un ami qui critiquait le style vestimentaire d’un acolyte fâché avec l’harmonisation des couleurs, que tout est devenu clair dans ma petite tête. Les origines du « quiproquo » et cette irrémédiable envie d’allier virilité/intelligence et style vestimentaire était en fait un héritage culturel! Vous avez certainement déjà eu à faire à des jeunes filles anglophones qui vantent les qualités d’amant du  french lover mais une fois rentrées dans leur Sussex ou Massachusetts natal préféreront  retrouver la virilité bodybuildé de leur John/James. Si vous les interrogez elles seront même prêtes à vous avouer : « French guys are just strays! » (Combinaison de Straight et Gay : Hétéro-gay) comme l’auteur Mark Tungale l’explique très bien dans son livre Le Monde De La Beauté.

Vu de l’extérieur les codes vestimentaires des jeunes francophones sont incompréhensibles – bien qu’ils soient appréciés – si on ne les regarde pas à travers le prisme de l’histoire. Il était très fréquent d’avoir des emprunts au vestiaire féminin à l’époque du Roi Soleil par exemple. Les mâles de la cour ne voyaient aucune contradiction à faire des emprunts de perruques et autres maquillages à la gente féminine. Nous avions déjà parlé des styles français et anglais qui s’opposaient à travers le style Preppy et ses origines. Les anglophones qui privilégiaient déjà le style décontracté permettant des activités comme la chasse, étaient déjà étonnés de trouver des tons criards et des matières inadaptées aux hommes à cette époque chez leur homologues frenchies! Cela expliquerait en partie l’héritage pas toujours très viril du vestiaire francophone d’aujourd’hui. Attention quand même au mélange des genres comme dans cet article assez drôle de Laurette!

 

On voudrait à présent faire passer notre gentleman francophone à travers la moulinette des tendances tel un vulgaire appareil électronique qui n’est plus d’actualité! Mais messieurs je vous le dis en toute simplicité : la véritable élégance c’est l’authenticité. Je préfère largement passer du temps avec un « beauf » au grand coeur qu’un intellectuel condescendant. Mon collègue taxé de blédardisme aigu le dit très bien dans cet article très drôle : blingcool.fr. Restez authentiques et ayez le courage d’assumer vos forces comme vos faiblesses. Les styles vestimentaires et les tendances vont et viennent au gré du vent. Mais ils ne remettront jamais en cause l’orientation sexuelle d’une personne. Qu’on soit FauxMo ou Cowboy il s’agit d’abord d’être à l’aise dans sa toilette, ou encore de passer un message de séduction à celle qu’on désire. Ce qui est plutôt bon signe à l’aube de la Saint-Valentin.

 

Cywane

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